Montres connectées : et si mieux connaître son corps aidait à mieux en prendre soin ?
Montre connectée, bracelet connecté, application santé… Nous sommes de plus en plus nombreux à porter au poignet un petit concentré de technologie capable de suivre notre activité, notre fréquence cardiaque, notre sommeil ou encore notre dépense énergétique.
Mais au-delà des chiffres et des notifications, ces données peuvent-elles réellement nous aider à prendre soin de notre santé ?
La réponse est intéressante : oui, à condition de les utiliser comme des indicateurs et non comme des diagnostics.
Un petit tableau de bord de notre quotidien
Notre corps nous envoie en permanence des informations. Le problème, c’est que nous ne les écoutons pas toujours.
Sommes-nous suffisamment actifs ? Dormons-nous assez ? Notre fréquence cardiaque au repos évolue-t-elle ? Avons-nous enchaîné plusieurs journées très sédentaires ? Sommes-nous en train d'accumuler de la fatigue ?
Les montres connectées permettent de rendre certaines de ces informations visibles.
Selon les modèles, elles peuvent notamment suivre :
- la fréquence cardiaque au repos et pendant l'activité ;
- la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC) ;
- le nombre de pas et le niveau d'activité quotidien ;
- la durée et certains paramètres du sommeil ;
- la fréquence respiratoire nocturne ;
- les calories dépensées, qui restent une estimation ;
- les entraînements, leur durée et leur intensité ;
- certains indicateurs de récupération ou de charge d'entraînement.
Les fonctionnalités varient fortement d'une marque à l'autre. Apple Watch propose par exemple un suivi important de la fréquence cardiaque, de la VFC, du sommeil et de l'activité. Garmin associe fréquence cardiaque, sommeil, stress, récupération et dépense énergétique. Polar met particulièrement l'accent sur le sommeil et la récupération, notamment avec son indicateur Nightly Recharge. Samsung propose également un ensemble très complet autour du sommeil, de l'activité, de la fréquence cardiaque et de la récupération.
Fréquence cardiaque : apprendre à connaître son rythme
La fréquence cardiaque est probablement l'un des indicateurs les plus intéressants à observer au quotidien.
Au repos, elle peut évoluer avec l'entraînement, le stress, le manque de sommeil, la maladie, la consommation d'alcool, certains médicaments ou encore la récupération après un effort.
Ce n'est donc pas forcément la valeur d'un jour qui est intéressante, mais plutôt son évolution.
Une montre peut ainsi permettre de constater :
« Habituellement, ma fréquence cardiaque au repos est relativement stable. Depuis quelques jours, elle est plus élevée et je dors moins bien. »
Ce simple constat peut inviter à lever le pied, à dormir davantage ou à modifier son organisation.
La variabilité de la fréquence cardiaque, ou VFC, est également proposée par de nombreux appareils. Elle renseigne sur les variations entre les battements cardiaques et constitue un indicateur indirect de l'activité du système nerveux autonome.
Mais attention : une VFC plus élevée n'est pas automatiquement synonyme de bonne santé, et une VFC plus basse n'est pas automatiquement inquiétante. Les valeurs sont très individuelles et doivent surtout être interprétées par rapport à son propre niveau habituel.
Le sommeil : notre premier outil de récupération
Nous pouvons parfois avoir l'impression d'avoir « bien dormi » alors que notre nuit a été courte ou très fragmentée.
À l'inverse, une nuit ponctuellement mauvaise n'a rien d'alarmant.
L'intérêt du suivi connecté réside surtout dans la répétition.
Sommes-nous régulièrement en dessous de notre temps de sommeil habituel ? Nos horaires de coucher sont-ils très irréguliers ? Notre sommeil se dégrade-t-il lorsque nous augmentons fortement notre charge sportive ?
Les montres peuvent apporter des éléments de réponse.
Mais là encore, prudence : les montres ne réalisent pas une polysomnographie. Une méta-analyse publiée récemment, regroupant 24 études et près de 800 participants, montre que les dispositifs portés au poignet restent moins précis que la polysomnographie pour plusieurs paramètres du sommeil. Ils peuvent néanmoins être utiles pour suivre les grandes tendances de nos nuits.
Autrement dit : ne nous focalisons pas sur la précision d'une nuit à l'autre. Regardons plutôt la tendance sur plusieurs semaines.
Et les calories ?
C'est probablement l'indicateur auquel il faut accorder le moins de confiance.
Les montres ne mesurent pas directement les calories que nous dépensons. Elles les estiment à partir de différentes données : mouvement, fréquence cardiaque, caractéristiques individuelles et algorithmes propriétaires.
Les études montrent que l'estimation de la dépense énergétique reste l'une des mesures les plus difficiles pour les objets connectés.
Une montre peut donc être intéressante pour comparer ses propres journées entre elles, mais il serait hasardeux de considérer :
« Ma montre m'annonce 523 kcal, donc j'ai réellement dépensé 523 kcal. »
Le chiffre est une estimation, pas une mesure de laboratoire.
Le véritable intérêt : observer ses habitudes
C'est probablement ici que les montres connectées deviennent intéressantes pour la santé.
Car notre santé ne dépend pas d'une séance de sport exceptionnelle réalisée une fois par mois.
Elle dépend largement de nos habitudes répétées.
Bouger régulièrement.
Limiter la sédentarité.
Dormir suffisamment.
Récupérer après l'effort.
Alterner activité et repos.
Prendre conscience de son niveau de fatigue.
L'Organisation mondiale de la Santé recommande aux adultes 150 à 300 minutes d'activité physique aérobique d'intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d'activité soutenue, auxquelles s'ajoutent des exercices de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine. Elle rappelle également que toute activité compte et que réduire la sédentarité est bénéfique.
La montre peut alors jouer le rôle d'un miroir de nos habitudes.
Et parfois, voir noir sur blanc que l'on n'a quasiment pas bougé de la journée est beaucoup plus efficace qu'une bonne résolution !
Et le système nerveux dans tout cela ?
Notre système nerveux autonome participe en permanence à l'adaptation de notre organisme.
Il ajuste notamment notre fréquence cardiaque, notre respiration et de nombreuses fonctions physiologiques en fonction de notre environnement et de nos besoins.
Il doit pouvoir passer de l'action à la récupération, de l'effort au repos.
C'est pourquoi sommeil, activité physique, récupération et gestion du stress sont autant de leviers importants pour notre équilibre global.
La montre connectée ne « mesure » évidemment pas directement l'état de notre système nerveux. Elle permet cependant d'observer certains paramètres physiologiques qui peuvent évoluer avec notre état de récupération.
Elle nous donne donc des informations. À nous ensuite de les mettre en perspective avec notre ressenti.
Quelle montre choisir ?
Il n'existe pas une montre idéale pour tout le monde.
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Votre priorité |
Familles de montres à regarder |
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Santé quotidienne, sommeil, fréquence cardiaque |
Apple Watch, Samsung Galaxy Watch |
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Sport, entraînement et récupération |
Garmin, Polar, COROS |
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Suivi sommeil et activité au quotidien |
Fitbit, Apple Watch, Samsung |
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Course à pied, trail, vélo et sports outdoor |
Garmin, Polar, COROS |
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Écosystème iPhone |
Apple Watch |
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Écosystème Android / Samsung |
Galaxy Watch |
Le choix dépend donc surtout de votre téléphone, de vos activités, de votre besoin de précision sportive, de votre autonomie recherchée et de votre envie – ou non – d'avoir de nombreuses fonctions « santé ».
Et surtout, pas besoin d'avoir la montre la plus chère pour commencer à observer ses habitudes.
Et la chiropraxie dans tout cela ?
Chez Elochiro, notre objectif s'inscrit finalement dans une logique assez proche : vous aider à mieux comprendre et entretenir votre corps, plutôt que d'attendre qu'il vous oblige à vous en occuper.
La chiropraxie s'intéresse notamment au fonctionnement du système neuromusculosquelettique et à la capacité du corps à s'adapter aux contraintes de la vie quotidienne, du travail et du sport.
L'objectif n'est donc pas simplement de faire disparaître un symptôme, mais de prendre en compte la personne dans son ensemble, son mode de vie, ses contraintes, ses activités et ses objectifs.
Pour un sportif, cela peut notamment signifier accompagner la mobilité, la récupération et la prévention des troubles musculosquelettiques afin de pouvoir continuer à pratiquer dans de bonnes conditions.
Pour une personne moins sportive, cela peut simplement être retrouver davantage de mouvement dans son quotidien, mieux écouter les signaux de son corps et remettre progressivement de l'activité dans sa semaine.
La montre connectée peut nous aider à objectiver certaines habitudes.
La chiropraxie peut, de son côté, s'intégrer dans une démarche globale d'entretien du système neuromusculosquelettique.
Les deux approches ont donc un point commun intéressant : ne pas attendre que le corps « casse » pour commencer à s'en occuper.
Mesurer, comprendre… puis agir
Une montre connectée ne rend pas plus sportif.
Elle ne fait pas dormir davantage.
Elle ne récupère pas à notre place.
Et elle ne remplace évidemment ni un professionnel de santé, ni l'écoute de ses propres sensations.
Mais elle peut nous aider à prendre conscience de nos habitudes.
Et c'est parfois le premier pas vers le changement.
Parce que prendre soin de sa santé, ce n'est pas rechercher la perfection. C'est apprendre à mieux connaître son corps pour lui donner, jour après jour, les conditions dont il a besoin pour fonctionner, récupérer et s'adapter.
Chez Elochiro, nous partageons cette même philosophie : potentialiser votre santé et vos performances, à votre rythme et selon vos objectifs.
