Infiltrations du genou : cortisone, PRP, acide hyaluronique… comment préserver son capital articulaire ?

Une douleur au genou, une usure du cartilage ou un début d’arthrose peuvent inquiéter,
particulièrement lorsque l’on aime courir, randonner, skier ou pratiquer le vélo. Face à ces
symptômes, les infiltrations sont parfois proposées. Mais laquelle choisir ? Et surtout,
comment préserver son capital articulaire sur le long terme ?


Chez Elochiro, nous privilégions une approche globale : comprendre l’origine du problème,
restaurer une fonction optimale et agir sur les facteurs qui peuvent entretenir les douleurs.

Avant l’infiltration : poser le bon diagnostic

Une douleur du genou ne signifie pas nécessairement que le cartilage est abîmé. Elle peut
provenir d’une atteinte méniscale, tendineuse, ligamentaire, d’une surcharge mécanique ou
d’une arthrose. Un examen clinique, complété si nécessaire par une imagerie, permet
d’orienter la prise en charge.
L’objectif est de ne pas se limiter à masquer la douleur, mais d’identifier ses causes et de
préserver autant que possible la fonction articulaire.

Cortisone, PRP, acide hyaluronique : quelles différences ?

1. Les infiltrations de cortisone : calmer l’inflammation

Les corticoïdes possèdent une action anti-inflammatoire. Ils peuvent soulager relativement
rapidement une poussée douloureuse, notamment lorsque le genou est gonflé et
inflammatoire. Leur effet reste généralement temporaire. Des injections répétées doivent
être discutées avec le médecin, car elles ne réparent pas le cartilage et pourraient avoir des
effets défavorables sur celui-ci dans certaines conditions.

2. Le PRP : utiliser les ressources du sang

Le plasma riche en plaquettes (PRP) est préparé à partir d’un prélèvement sanguin du
patient, puis injecté dans l’articulation. Il contient des facteurs biologiques susceptibles
d’influencer les mécanismes inflammatoires et la réparation tissulaire. Certaines études
montrent une amélioration possible de la douleur et de la fonction dans l’arthrose du genou,
mais les résultats restent variables selon les protocoles et les patients. Le PRP ne constitue
pas une méthode démontrée de régénération du cartilage.

3. L’acide hyaluronique : améliorer la lubrification

Souvent associé au terme de « chondroprotecteur », l’acide hyaluronique vise à améliorer
les propriétés du liquide synovial et à réduire les symptômes chez certains patients. Son
bénéfice clinique est toutefois variable et généralement modeste. Malgré son appellation
parfois utilisée, il n’a pas démontré qu’il empêchait la dégradation du cartilage.

Le choix d’une infiltration dépend donc du diagnostic, du stade de l’atteinte, des symptômes
et des antécédents. Il se discute avec le médecin, en tenant compte des bénéfices attendus,
des risques et du coût.

Préserver son genou : agir avant tout sur le quotidien

Les injections ne doivent pas faire oublier les mesures essentielles :

- Le mouvement adapté : renforcer progressivement les muscles et entretenir la
mobilité contribue à améliorer la fonction du genou.

- La rééducation : un programme individualisé avec un kinésithérapeute, permet de
travailler la force, le contrôle moteur et la reprise sportive.

- La balnéothérapie : au CMC, l’exercice en piscine peut faciliter la mobilisation et le
renforcement en diminuant temporairement les contraintes liées au poids du corps.

- Les appuis plantaires : leur évaluation peut être pertinente lorsque la mécanique du
pied influence les contraintes exercées sur le membre inférieur.

- La chiropraxie : elle peut compléter cette démarche en évaluant la mobilité,
l’équilibre postural et la coordination du membre inférieur, du genou au bassin, ainsi
que les interactions avec le reste du corps. Elle ne régénère pas le cartilage, mais
peut participer à une prise en charge fonctionnelle adaptée.

Chez Elochiro, privilégions une stratégie durable

Préserver son capital articulaire ne repose pas sur une injection miracle. C’est une démarche
personnalisée qui associe diagnostic médical, activité physique adaptée, rééducation et prise
en compte de la mécanique corporelle.

Votre genou vous fait souffrir ? N’attendez pas que la douleur vous empêche de pratiquer
vos activités préférées. Un bilan permettra d’orienter les examens et de construire une
stratégie adaptée, en collaboration avec les professionnels de santé concernés.


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