Le serment d’Hippocrate… et le serment chiropratique : un engagement quotidien envers nos patients
Dans l’une de nos salles de soin chez Elochiro est affiché un document un peu particulier : un
serment encadré, rédigé en grec ancien.
Il m’a été offert par mon père et m’accompagne depuis mes débuts professionnels. Comme
chez certains de mes confrères, il occupe une place symbolique forte dans le cabinet.
Ce texte fait référence au célèbre serment d’Hippocrate, emblème historique de l’éthique
des professions de santé. Même si les pratiques médicales ont évolué depuis l’Antiquité, les
valeurs qu’il véhicule restent étonnamment actuelles : respect du patient, intégrité, humilité
et responsabilité.
“Primum non nocere” : d’abord, ne pas nuire
L’expression latine Primum non nocere signifie :
« D’abord, ne pas nuire. »
Cette idée constitue l’un des fondements de toute profession de santé digne de ce nom.
Avant même de chercher à traiter, soulager ou améliorer une situation, le praticien doit
s’assurer que son intervention est adaptée, proportionnée et sécuritaire.
En chiropratique, ce principe se traduit concrètement par :
- une anamnèse complète ;
- des examens cliniques rigoureux ;
- l’identification des contre-indications ;
- une orientation vers d’autres professionnels lorsque nécessaire ;
- une prise en charge individualisée et raisonnée.
Le soin ne se limite pas à un geste technique. Il implique une réflexion clinique, une écoute
attentive et un profond respect de la personne qui consulte.
Le serment chiropratique : un moment marquant de la graduation
À l’issue de leurs études, les chiropracteurs prêtent eux aussi un serment professionnel : le
serment chiropratique (Chiropractor’s Oath).
Ce moment solennel a lieu lors de la cérémonie de remise de diplôme et symbolise l’entrée
dans la profession.
Il rappelle l’engagement moral et éthique du futur chiropracteur envers ses patients, ses
confrères et sa profession.
Le texte évoque notamment :
- le respect du code de déontologie ;
- la bienveillance envers les patients ;
- l’honnêteté intellectuelle ;
- l’amélioration continue des connaissances ;
- la responsabilité professionnelle.
Le document affiché au cabinet est justement une version de ce serment chiropratique.
Une formation exigeante et reconnue
Contrairement à certaines idées reçues, devenir chiropracteur nécessite une formation
longue et particulièrement encadrée.
En France, le titre de chiropracteur est reconnu et réglementé par le ministère de la Santé.
Les études se déroulent sur 5 années à temps plein, représentant environ 5 500 heures de
formation théorique et pratique, avec :
- anatomie ;
- neurologie ;
- biomécanique ;
- imagerie ;
- diagnostic clinique ;
- stages cliniques supervisés ;
- prise en charge des patients.
Le cursus correspond à un niveau Master.
En France, l’enseignement est assuré notamment par l’IFEC Paris et l’IFEC Toulouse, écoles
accréditées selon des standards internationaux.
Cette exigence académique vise précisément à garantir une pratique sérieuse, sécuritaire et
fondée sur des compétences cliniques solides.
Une éthique qui guide la pratique au quotidien
Dans un cabinet, un serment affiché au mur pourrait sembler décoratif. Pourtant, il
représente bien davantage.
Il rappelle chaque jour :
- la confiance que les patients nous accordent ;
- l’importance de rester humble ;
- la nécessité de continuer à se former ;
- l’obligation de toujours agir dans l’intérêt du patient.
Au-delà des techniques ou des approches thérapeutiques, ce sont finalement ces valeurs
humaines qui donnent tout son sens à une profession de santé.
Et parfois, un simple cadre accroché au mur suffit à nous le rappeler.
